Exhibition 9: Flavia Sistiaga // "Jamas" // 2020
Exhibition 9: Flavia Sistiaga // "Jamas" // 2020
Exhibition 9: Flavia Sistiaga // "Jamas" // 2020
Exhibition 9: Flavia Sistiaga // "Jamas" // 2020
Exhibition 9: Flavia Sistiaga // "Jamas" // 2020

Exhibition 9: Flavia Sistiaga // "Jamas" // 2020

The center of Marseille and nearby surroundings have again changed, revived and thriving at a new level of materiality. In those areas things are different but not in the "Quartier Nord", the neighborhoods of the north, parts of town filled with crime but also with buildings that are enviable for their relationship to the sea. Below, on the ground, streets controlled by dealers, blocked off from the outside during the day. Above, tall structures with incredible views, but no one ever said it's nice to be closed up in the tower. And the irony, to face the sea which you crossed to arrive, to look at it and be reminded of what you left behind. The sun sets over its beauty, astonishing colors and yet out of reach, with no access by foot or by public means; no transport delivers you to the edge of the sea to touch it, to remember. The northern quarters are isolated, filled with poverty, left alone. 

A window onto the untouchable, a view, indeed, but onto what?

We each shall not rest, we shall not have peace, until every one of us is cradled in the comforts of society equally.

 

=======

Le centre de Marseille et ses environs ont a nouveau changé, ressuscité et prospéré à un nouveau niveau de matérialité. Dans ces quartiers, les choses sont différentes mais pas dans le «Quartier Nord», les quartiers du Nord, des quartiers de ville pleins de criminalité mais aussi avec des immeubles enviables pour leur rapport à la mer. En contrebas, au sol, des rues contrôlées par des marchands, bloquées de l'extérieur pendant la journée. Au-dessus, de hautes structures avec des vues incroyables, mais personne n'a jamais dit que c'était agréable d'être enfermé dans la tour. Et l'ironie, de faire face à la mer que vous avez traversée pour arriver, de la regarder et de vous rappeler ce que vous avez laissé derrière vous. Le soleil se couche sur sa beauté, ses couleurs étonnantes et pourtant hors de portée, sans accès à pied ou par les moyens publics; aucun transport ne vous livre au bord de la mer pour y toucher, pour vous en souvenir. Les quartiers nord sont isolés, remplis de pauvreté, laissés seuls.

Une fenêtre sur l'intouchable, une vue, certes, mais sur quoi?

Chacun de nous ne se reposera pas, nous n'aurons pas la paix, tant que chacun de nous ne sera pas bercé de manière égale dans le confort de la société.